L'histoire de ClimRadar
Il y a quelques semaines, le climatiseur mobile que tout le monde s'arrachait était en rupture partout. J'ai passé des journées à rafraîchir Leroy Merlin, Darty, Amazon… et je le ratais quand même. Il revenait, puis disparaissait de nouveau en quelques minutes.
Alors, au lieu de m'épuiser à ce petit jeu, je me suis bricolé un scraper pour surveiller les enseignes à ma place et me prévenir à la seconde où l'appareil revenait en stock, à son prix normal. Il s'est avéré que je n'étais pas le seul à perdre cette partie. C'est comme ça qu'est né ClimRadar.
Ce qui a suivi a été plein de bonnes surprises : Marc Lou l'a partagé, Numerama l'a mentionné, et des gens trouvent vraiment leur clim grâce à lui aujourd'hui. Mais honnêtement, ce qui a le plus compté…
Ce sont les messages.
Un homme m'écrit : sa grand-mère vient d'être hospitalisée à cause de la chaleur, et le climatiseur qui pourrait la soulager est introuvable — raflé en quelques secondes, revendu 1 800 €, parfois 2 000 € sur Leboncoin, alors qu'il en vaut 1 000. Ceux qui en ont le plus besoin, les plus vulnérables, n'ont aucune chance.
Il n'était même pas en colère. Il voulait juste une occasion de la protéger, quitte à faire des centaines de kilomètres.
C'est tout l'enjeu, au fond : ne pas être le premier, juste donner à chacun une chance équitable, à un prix juste.
Mon engagement pour cet été
Voici ce qui compte le plus pour moi : je reverserai 20 % de tout ce que ClimRadar gagne jusqu'à la fin de l'été aux Petits Frères des Pauvres, qui accompagnent les personnes âgées isolées — celles que les canicules frappent en premier.
Il me semble juste qu'un projet né de la chaleur en rende une partie à ceux qu'elle blesse le plus.
Merci à toutes celles et ceux qui ont partagé ClimRadar et lui ont fait confiance ces dernières semaines.